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— "petit h"

le grand projet d'Hermès —

Après Paris, c'est à Londres qu'a ouvert ces jours-ci un flagship "petit h" étonnant. Tout rouge, celui-ci n'a rien a voir avec le "rouge Hermès" chic et traditionnel, mais plutôt avec  le rouge primaire et plus anxiogène des scènes de meurtre : le rouge sang. Au lancement de petit h, Hermès l'avait bien précisé, le projet serait l'occasion de proposer des (re)créations et de susciter des événements, les plus inattendus possibles. A Londres, la mise en scène conçue par le studio de design Toogood  propose une ambiance très "sanguinaire". Un établi en métal avec un pan de mur recouvert d'outils tranchants, des morceaux de cuir glossy pas très végétariens et tout un choix d'articles rouges suspendus sur des crochets comme chez le boucher, Hermès travaille chaque petit détail pour mieux nous transporter.
Pourtant, ne vous y trompez pas, ici tous les articles proposés sont issus des rebus et s'offrent ainsi une seconde vie. "L’idée de petit h est d’offrir une seconde chance à une matière, à un objet, de réinventer une forme, un usage. Re-naissance, nouveau cycle, une nouvelle vie naît de l’intuition d’un artiste face à une matière", explique la maison.
En lançant "petit h", Hermès s'amuse donc à donner naissance à des objets d’un autre genre, issu d'un atelier de re-création. Au sein de la maison de luxe, tous les artisans sont complices : maroquiniers, couturières, orfèvres, artisans du cristal et de la porcelaine… Leur matière première commune est la même : les rebuts ! Une chute de cuir tombe de la table de coupe du sellier-maroquinier et ne sera pas utilisée pour la fabrication d’un sac ; une bulle d’air apparaît sur le pied d’un verre en cristal, une minuscule tache apparait sur un carré de soie… Chaque défaut, qui écarte par ailleurs un article, correspond à l’intransigeante loi de l’excellence Hermès. Mais ces rebuts sont aussi riches d’un immense potentiel de matières belles et précieuses dans lesquelles les chercheurs de trésors trouvent des pépites propices à de nouvelles créations. Rien ne se perd, tout se transforme et quelque chose se crée.
Une philosophie qui est celle de Pascale Mussard, directrice artistique d'Hermès. Depuis son enfance, celle-ci est en effet surnommée: "On-ne-jette-pas, ça-pourra-toujours-servir". Membre de la 6ème génération de la famille Hermès, elle a depuis toujours le désir de tisser un fil entre héritage-inspiration et futur à inventer. Avec la volonté de préserver l’alchimie d’Hermès : esprit, créativité, magie de la main, capacité à surprendre.
Elle est donc à l’origine de ce qu’elle appelle des OPNI : "Objets Poétiques Non Identifiés". Cela donne des colliers de soie et d’air, une commode en cuir et tapis de plage, des animaux en cuir, une théière avec des ailes en veau Barénia, des haltères en cuir et cristal, un vase sanglé de cuir, un tube néon habillé de tasses, une lampe en carrés de soie, un collier plastron en porcelaine et cuir… Vive l'inspiration haut de gamme !

http://lesailes.hermes.com/fr/fr/petith