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— Christine Phung

fresh talent —

Grand ciel bleu, vue panoramique sur Paris et la Tour Eiffel et groupe Hollydays en live ! Tout était au beau fixe pour le premier défilé de Christine Phung durant la fashion week de Paris saison printemps-été 2014. Et je n'aurai raté ce rendez-vous pour rien au monde, moi qui connais la créatrice depuis quelques années déjà.

Après de nombreuses collaborations dans la mode (Veja, Dior enfant, Chloé, Vanessa Bruno ou Lacoste L!ve), Christine a décidé de se lancer en solo en 2011. Une sélection pour les Mango Fashion Awards en 2012 et voilà que cette année elle remporte le Prix Premières Collections remis par l'ANDAM. A clé pour elle, une aide financière importante (75 000 euros) et l'accès à l'espace "La Suite" des Galeries Lafayette, lui ont ainsi permis de réaliser son premier défilé.

En 10 silhouettes très abouties, tous les points forts de la créatrice sont là : coupes architecturées, travail des matières et style très onirique. Point d'inspiration de la collection, Christine a imaginé l'histoire d'une femme qui plonge dans l'eau avec fracas et effervescence. Intitulé Liquid Dilusion, le défilé fait la part belle aux matières fluides et aériennes qui glissent sur la peau, à d'autres plus rugueuses qui imitent jeux de lumière et ombres aquatiques. Tandis que des raies de fibres métalliques ont été tissées par les Maisons Mahlia Kent et Sfate & Combier pour illuminer ici et là une jupe, un teddy, une robe longue. Et que des constructions de dentelles polymérisées semblables à des particules liquides, des quasi-coraux de résine, ont été injectées dans la matière, fruit d'une collaboration avec le designer de bijoux Tsuri Gueta. Enfin, le travail de plissé traditionnel réalisé avec la Maison Lognon a également été poursuivi donnant des pièces sculpturales.

Car le grand défi de Christine, c'est de faire du made in France, de travailler avec de grandes maisons françaises et des artisans. "C'est un travail de longue haleine car faire des pièces ici cela coûte cher et au final, peu de fabricants acceptent de réaliser de petites quantités", confie t-elle. Christine travaille aussi beaucoup avec d'anciens stocks de tissus de luxe. Une façon d'être plus éthique et de contrôler le sourcing. "C'est écolo aussi car il y a moins de transport inutile et je suis très sensible à toute ses valeurs. Mon but est de construire une mode qui aie du sens", ajoute t-elle.

Et sa toute jeune marque en prend le chemin. Christine Phung a déjà séduit quelques points de vente dont le Labo Créateurs au 1er étage des Galeries Lafayette Haussmann, les sites L'exception.com, Frenchologie.com et Modewalk.com, ainsi que la boutique parisienne So We Are, rue de Charonne.

christinephung.com

Photos : ©Céline Vautard