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— 1.618

Luxe loves sustainable development —

Imaginé par Barbara Coignet et lancé en 2009 à Paris, l’événement 1.618 (nombre d’or qui en mathématique définit la proportion divine, la clé de l’harmonie universelle, car omniprésente dans le monde animal, végétal et minéral) qui marie le luxe et le développement durable se lance de nouveaux défis pour 2014. Rencontre avec sa fondatrice et directrice.

-Après le Palais de Tokyo et Docks en Seine, où aura lieu le prochain salon 1.618 à Paris ?

-Barbara Coignet : Après avoir fait une pause en 2013, il nous fallait trouver un lieu idéal, une adresse qui fédère avec une belle surface. Nous avons choisi de nous installer du 3 au 6 avril 2014 dans le marché couvert du Carreau du Temple nouvellement refait, à deux pas de la mairie du IIIe, sur 3 000 m2.

-Quel en sera le programme ?

-Déjà, 1.618, ce sont de véritables rencontres, nous voulons partager avec le public et les participants. Il y a aura à la fois des tables rondes, une exposition d’art contemporain, un espace dédié à l’innovation et à la prospective (design, architecture) et la présence de nombreuses marques (mode, beauté, déco, tourisme) qui viendront faire découvrir leurs savoir-faire entre luxe, artisanat et développement durable. Parmi celles-ci, Norlha (accessoires en laine de yak), Osklen (marque de mode brésilienne), De Gris (maroquinerie de luxe éthique qui allie équipe française et artisans Haïtiens), Le Lit National (entreprise familiale centenaire, fabriquant de literie haut-de-gamme sur-mesure en matières premières naturelles) ou encore The Brando (eco-resort installé en Polynésie Française). Le tout sera placé sous la thématique : « Le temps dans le processus créatif » dans une vision luxe bien sûr ! Avec la folie de l’époque dans laquelle nous vivons, vivre l’instant, le concept du Slow, n’ont jamais été aussi présents. Chacun a réellement besoin de se déconnecter par moment !

-Vous avez aussi lancé 1.618 en version guide en ligne dédié au luxe durable en avril dernier. Quel est son but ?

-C’est avant tout une vitrine, une plateforme qui a pour but de montrer différents domaines d’activités qui ouvrent les voies d’une nouvelle économie mêlant innovation, création, art et développement durable au service d’un autre luxe plus éthique, plus en phase avec notre temps. L’idée n’est pas de faire du greenwashing. Dans ce but, nous fonctionnons avec un comité de sélection réunissant plusieurs experts comme Elisabeth Laville (directrice et fondatrice du cabinet de conseil Utopies), Françoise Lemarchand (cofondatrice de Nature et Découvertes et de la revue Canopée) ou encore Nathalie Arnould (Chef de projet Design & Environnement à la Cité du Design de Saint-Etienne). Chaque candidature est étudiée avec soin puis validée ou non. Nous voulons inspirer d’autres chefs d’entreprise.

-1.618 arrive également au Brésil en juin prochain. Racontez-nous !

-Tout d’abord cela fait plus d’un an que nous montons cet événement. Il aurait dû avoir lieu en octobre 2013 mais avec  l’alerte social qu’a connu Rio de Janeiro, cela aurait été de la provocation de maintenir la date. C’est pourquoi, 1.618 aura lieu là bas du 5 au 8 juin 2014. Il se tiendra au sein du MAM de la ville (le musée d’art moderne) et aura pour thème « L’eau ». Ce sera un événement innovant soutenu par l’Unesco, le secrétariat de la Culture et du Tourisme de Rio, mais aussi avec Oskar Metsavaht (créateur et dirigeant de la marque Osklen) comme partenaire associé. 

-Pour finir, pensez-vous que l’époque soit réceptive au développement durable ? 

-Je crois qu’il y a une dissonance entre la prise de conscience, la volonté et la réalité. Surtout en période de crise. Budget et besoins quotidiens ne font souvent pas le poids avec la conscience écologique. Mais je crois que le luxe est en dehors de cela. Dans les grandes entreprises qui ont une véritable assise, le DD est un sujet présent qui devient courant et naturel. Les courbes devraient naturellement évoluer pour passer de consommer plus à consommer moins et mieux. C’est un nouveau processus difficile à comprendre même pour les gens riches. Mais pour nous, à 1.618, c’est une réalité de fond, c’est un véritable combat !

http://guide.1618-paris.com

Photos : Mathieu Lehanneur, Eugène Riconneaus, De Gris et Norlha.